Contacteur, relais et relais thermique
L’expression « contacteur thermique » désigne souvent un ensemble composé d’un contacteur et d’un relais thermique. Le premier commande la puissance ; le second assure la protection contre les surcharges selon le montage prévu.
Commande et auto-maintien
01Contacteur KM
Sa bobine A1/A2 actionne des contacts de puissance et éventuellement des auxiliaires. Les bornes de puissance usuelles sont 1L1–2T1, 3L2–4T2 et 5L3–6T3, à confirmer sur le matériel. Un auxiliaire NO 13–14 se ferme quand KM colle ; un NC 21–22 s’ouvre. La bobine doit recevoir sa tension assignée.
02Relais thermique RT
Il surveille une surcharge liée au courant moteur. Sur des modèles usuels, le contact NC 95–96 ouvre la commande lors d’un déclenchement, tandis que 97–98 peut signaler le défaut. Le réglage dépend du courant plaque et du montage. Il ne remplace ni le contacteur ni une protection de court-circuit.
03Relais auxiliaire et bobine
Un relais auxiliaire commute des informations ou de petites charges dans ses limites. Un contact sec ne fournit pas sa propre tension. NO/NC sont décrits dans l’état de repos de la bobine, pas nécessairement dans l’état normal de marche de l’installation.
04Repères et types de contacts
A1/A2 désignent couramment les bornes de bobine ; 13-14 un auxiliaire NO et 21-22 un NC selon le matériel. Les pôles de puissance sont distincts des auxiliaires. La tension assignée de bobine peut être différente de la tension moteur et doit respecter AC/DC et fréquence éventuelle. La catégorie d’emploi, par exemple pour commande de moteurs, compte autant que le courant inscrit sur une gamme commerciale. Lire les caractéristiques du contacteur réel.
05Relais thermique et courant de réglage
Un relais thermique surveille la surcharge selon son principe et son réglage ; certains sont sensibles au manque de phase. Le contact NC de défaut, souvent 95-96, coupe la commande lorsqu’il est câblé ainsi. Il ne coupe pas nécessairement lui-même tous les pôles de puissance et ne remplace pas la protection de court-circuit. Le réglage dépend de la plaque, du montage et de la position du relais dans un éventuel étoile-triangle. Un déclenchement exige l’analyse de tension, courant, charge, ventilation et durée avant réarmement.
Repères à confronter sur le terrain
| Repère | Ce qu’il signifie | Conséquence pratique |
|---|---|---|
| A1/A2 | Bobine de contacteur | Vérifier tension et nature AC/DC |
| 13-14 / 21-22 | Auxiliaires usuels NO / NC | Confirmer au schéma |
| 95-96 | Contact thermique usuel NC | Ouvre la commande dans ce montage |
Lorsque le relais thermique RT déclenche, son contact 95–96 s’ouvre et coupe l’alimentation de la bobine KM. Le contacteur retombe alors et ouvre ses trois pôles de puissance. Le contact du relais thermique interrompt une alimentation de commande fournie par le circuit ; il ne produit pas lui-même cette tension.
Un contacteur peut coller sans que tous ses contacts de puissance soient sains. Un bruit de claquement ne prouve pas la présence correcte des trois phases.
Dans l’atelier électrique, sélectionne KM et RT, puis déclenche la surcharge et observe les deux circuits.
« Étudiée » est un repère personnel ; cela ne valide ni un geste ni une habilitation.
HabiliFroid · Document pédagogique · Références vérifiées le 19 septembre 2026.