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CO₂ : subcritique et transcritique

Le CO₂, R744, demande du matériel et des procédures conçus pour ses pressions et ses états particuliers.

LE REPÈRE VISUEL

CO₂ : deux points qui changent le raisonnement

01

Point triple

À environ −56,6 °C et 5,18 bar(a), les phases solide, liquide et vapeur sont en équilibre.

02

Courbe de saturation

Entre le point triple et le point critique, une limite entre le liquide et la vapeur existe.

03

Point critique

À environ 31 °C et 73,8 bar(a), la distinction entre le liquide et la vapeur disparaît.

Ces valeurs NIST sont arrondies. L’état du fluide dépend à la fois de sa pression et de sa température. Ce schéma ne constitue pas une table de dimensionnement.

01Deux régimes

En subcritique, un condenseur réalise une condensation. En transcritique, le rejet de chaleur côté haute pression se fait dans un refroidisseur de gaz, ou gas cooler, sans condensation à ce niveau. Le contrôle de haute pression et les détentes ne se lisent plus comme un simple cycle à condenseur classique.

02Réservoir et gaz flash

Certaines architectures comportent une détente HP vers un réservoir intermédiaire, une séparation liquide/vapeur et une gestion du gaz flash. Le niveau de pression intermédiaire ajoute des fonctions et des organes ; un schéma de centrale est indispensable pour suivre chaque branche.

03Risques spécifiques

Très hautes pressions, effets de détente, possibilité de glace carbonique dans certaines conditions et forte exposition au CO₂ imposent procédures et outils dédiés. L’arrêt peut aussi faire monter la pression avec la température ; la gestion à l’arrêt et les protections sont intégrées à la conception.

04Sous-critique, transcritique et pression intermédiaire

Dans une cascade sous-critique, le CO₂ peut condenser en cédant de la chaleur à un autre circuit. En transcritique, le refroidisseur de gaz rejette de la chaleur sans traverser une condensation liquide-vapeur classique au-dessus du point critique. Une détente haute pression peut ensuite alimenter un réservoir intermédiaire séparant liquide et vapeur. La pression de ce réservoir et la gestion du gaz flash font partie du fonctionnement ; le schéma simple à quatre organes ne suffit plus.

05Arrêt et dépressurisation : deux sujets spécifiques

Le CO₂ se réchauffant à l’arrêt peut atteindre des pressions importantes ; la conception prévoit les moyens nécessaires selon les volumes et les limites des composants. Une détente sous les conditions du point triple peut former du solide, susceptible d’obstruer une voie de décharge. Une lecture nulle à un endroit ne prouve pas l’absence de pression derrière une obstruction. Les procédures de service CO₂, les flexibles, les capteurs et les contenants sont dédiés ; ne pas transposer un pump-down ou une récupération HFC sans dossier.

Repères à confronter sur le terrain

Repères à confronter sur le terrain
RepèreCe qu’il signifieConséquence pratique
Point critique≈31 °C ; 73,8 bar absolusFin de la courbe liquide-vapeur
Gaz flashVapeur après détente vers réservoirGestion spécifique du débit
Arrêt chaudPression susceptible de monterProtection et stratégie de maintien
UN EXEMPLE CONCRET

Un gas cooler ne se règle pas en cherchant systématiquement le sous-refroidissement d’un liquide condensé à sa sortie.

LE PIÈGE À ÉVITER

Ne transpose pas une procédure de récupération HFC classique à un système CO₂.

À EXPLIQUER OU À TRAVAILLER EN FORMATION

Sur un schéma fourni en formation spécialisée, repère HP, pression intermédiaire, BP, réservoir, gas cooler et gestion du gaz flash.

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